mercredi 5 novembre 2008

Les américains ont réussi leur rendez-vous avec l'histoire!

Elio Di Rupo, président du PS et président d’honneur du Comité belge de soutien à Barack Obama, félicite chaleureusement Barack Obama et tout le peuple américain pour cette victoire historique.

Blancs, afro-américains, hispaniques, femmes, hommes, jeunes, vieux… les électeurs américains ont majoritairement exprimé leur choix en faveur du sénateur de l’Illinois, qui a voté le plus à gauche en 2007 parmi tous les sénateurs américains (source : National Journal, « 2007 Vote Ratings »).

Barack Obama a réussi à fédérer des dizaines de millions d’Américains issus de tous les horizons et de toutes les classes sociales. Sa campagne a généré un engouement et un enthousiasme sans précédent, tant aux Etats-Unis que dans le monde entier.

Les Américains ont réussi leur rendez-vous avec l’Histoire : ils ont fait le pari d’une Amérique fière de sa diversité, qui œuvre pour la classe moyenne et les plus défavorisés et qui choisit la voie de la diplomatie plutôt que de l’interventionnisme militaire à tout va.

L’élection de Barack Obama met fin à 8 ans de politique ultra-libérale et ultra-conservatrice de Georges W. Bush et des Républicains. La droite américaine a causé des dégâts considérables : son égoïsme économique a provoqué une augmentation considérable de la pauvreté et des inégalités ; son capitalisme effrené et arrogant et son laissez-faire économique ont détruit et continuent de détruire la vie de millions de gens ; ses positions intolérables en matière d’écologie (par exemple, le refus de reconnaître le réchauffement climatique) ont mis notre planète en danger ; et son aventurisme militaire a accru l’instabilité dans le monde.

Pour le PS, il est fondamental que le futur président Obama tienne maintenant les promesses faites par le candidat Obama. Parmi les engagements de ce dernier qui ont un impact international, on peut notamment citer une plus grande régulation du monde de la finance, son plan en faveur de l’environnement et des énergies vertes et la fin de l’occupation en Irak de manière responsable.

mercredi 29 octobre 2008

Paradis fiscaux : il faut agir de suite et ne pas se contenter de tirer à boulets rouges!

Aujourd’hui, près de 20 pays se sont réunis à Paris pour coordonner leurs efforts dans la lutte contre les paradis fiscaux. Les paradis fiscaux, au nombre d’une cinquantaine, sont le "terrain de jeu" des plus grandes banques, de 2.000 fonds spéculatifs, et de 2 millions de société écran ; ils gèrent plus de 10.000 milliards de dollars d’actifs financiers, plus de 20 fois le PIB de la Belgique !
C’est un cri indigné qu’ont poussé les principaux dirigeants réunis à Paris : "il faut en finir", "ça ne sert à rien d’injecter de l’argent public dans les banques si elles peuvent après le dilapider dans des paradis fiscaux" "c’est un véritable fléau budgétaire que la fraude fiscale", etc.
Le groupe PS de la Chambre se félicite de cette initiative qui a le mérite de pointer du doigt ces "trous noirs" du système financier. Mais si les discours sont fermes, les pistes d’action, elles, sont plus incertaines ; d’abord rien que parce que tous les États membre de l’union européenne et de l’espace économique européen n’étaient pas présents, ensuite et surtout parce que ce ne sont que des intentions lancées par l’un ou l’autre État.
Si rendez-vous est pris en mai prochain pour mesurer le suivi de cette initiative, Thierry Giet, président du groupe PS, et Alain Mathot, député PS, demandent au ministre des Finances et au secrétaire d’État à la lutte contre la fraude d’enfin prendre une série d’initiative en Belgique.
Il ne faut pas attendre l’unanimité, il faut prendre des initiatives car notre pays est à la traîne dans la lutte contre les paradis fiscaux.
Une résolution socialiste est sur la table du parlement, elle demande :
- L’actualisation de la liste des 51 pays qui sont présumés, pour l’application du régime des revenus définitivement taxés, avoir un régime fiscal plus avantageux que le nôtre. Elle n’a plus été modifiée depuis 2003, ne correspond même pas à la liste des pays reconnus par l’OCDE comme des paradis fiscauxet ne comprend par exemple, ni Andorre, ni les Bermudes, ou encore les Bahamas !
- Création d’une unité spécialisée "anti paradis fiscaux" au sein de l’administration spécialement chargée de la lutte contre l’évasion et la fraudes fiscales par le biais des paradis fiscaux.
- Adoption de l’ensemble des règles préconisées par l’OCDE ou le GAFI pour protéger notre base imposable de la concurrence déloyale des paradis fiscaux comme celle qui oblige à notifier les transactions avec les paradis fiscaux.22Notre pays doit rejoindre aujourd’hui les États qui ont décidé d’attaquer les paradis fiscaux, mais pour être un véritable acteur, il doitd'abord récupérer son retard.

Taxe fédérale sur les billets d'avion

Rudy Demotte, Ministre-Président de la Région wallonne, et André Antoine, Ministre wallon en charge de la Politique aéroportuaire, s’étonnent des déclarations de Didier Reynders relatives à l’imposition d’une taxe fédérale sur les billets d’avion.
Rudy Demotte et André Antoine rappellent combien l’imposition d’une taxe pouvant aller de 5 à 50 euros sur chaque billet d’avion reviendrait à menacer durablement l’activité économique engendrée par les deux fleurons aéroportuaires wallons. Avec les conséquences que l’on peut imaginer sur les quelque 12.000 emplois directs et indirects qui y sont liés.
Ce faisant, si, lors du conclave budgétaire, les Ministres-Présidents régionaux ont été informés du projet de taxe sur les billets d’avion du Gouvernement fédéral, Rudy Demotte a, au nom du Gouvernement wallon, immédiatement fait part de son rejet d’un tel projet.
Rudy Demotte et André Antoine notent dans la sortie de Didier Reynders une regrettable tentative de se défaire de la responsabilité d’une taxe qu’il a proposée à ses collègues du Gouvernement fédéral.
Les Ministres wallons soulignent en outre que Didier Reynders devrait profiter de sa qualité de Ministre des Finances pour favoriser l’essor économique de la Wallonie plutôt que d’en faire un débat politicien qui oublie l’intérêt fondamental des aéroports régionaux wallons.
Aussi, Rudy Demotte et André Antoine réitèrent l’appel à la concertation avec l’ensemble des parties concernées aux niveaux belge et européen qu’ils ont lancé le 15 octobre dernier. Un appel auquel le Gouvernement fédéral, en ce compris le Ministre des Finances donc, n’a pas encore jugé bon de répondre.
Pour les Ministres wallons, il est singulier que l’autorité fédérale demande d’un côté un soutien financier des Régions tandis que de l’autre elle refuse de prendre en compte les demandes légitimes qu’elles formulent.
Rudy Demotte et André Antoine invitent à un respect mutuel des partenaires institutionnels.
C’est notamment au nom de ce respect mutuel que le Gouvernement wallon, bien conscient des besoins du Gouvernement fédéral pour boucler son budget, s’est toujours dit prêt à oeuvrer activement à la recherche d’une solution alternative. Et ce, soit par la définition de modalités de mise en oeuvre qui éviteraient tout effet pervers pour l’économie régionale, soit par l’entremise d’un autre type de taxation.

mardi 21 octobre 2008

Livret d'épargne : pour une prime de confiance unique !

Mardi 21 octobre matin sur les antennes de la RTBF, en réponse à la question d’un auditeur, le ministre des Finances a annoncé qu’il allait très prochainement fusionner la prime d’accroissement et la prime de fidélité en une seule prime. Le PS se réjouit que le ministre accepte enfin de le rejoindre sur ces propositions afin d’améliorer la transparence des livrets d’épargne.

La proposition de loi de la sénatrice PS Joëlle Kapompole visant à instaurer une prime de confiance unique pour les livrets d’épargne sera prochainement à l’ordre du jour de la Commission des Finances et Affaires économiques du Sénat. La sénatrice espère que le groupe MR respectera les engagements du Ministre des Finances, en soutenant cette proposition.

Depuis 5 ans déjà, la sénatrice PS Joëlle Kapompole pointe du doigt le manque de transparence des dépôts d'épargne en Belgique. À maintes reprises, la sénatrice a appelé le Ministre des Finances à simplifier les règles de fonctionnement du livret d’épargne, pour permettre aux épargnants de comparer des produits réellement comparables et les protéger contre des publicités abusives.

Joëlle Kapompolé a ainsi déposé une proposition de loi visant à créer une prime de confiance unique, qui remplacerait les deux primes actuellement existantes (prime d'accroissement et prime de fidélité). Cette prime de confiance serait acquise au bout de 6 mois calendrier à partir du versement et ensuite calculée au prorata de la durée de placement. Le but ? Offrir une plus grande transparence devant permettre à l’épargnant de mieux comparer les produits proposés.

Depuis plusieurs années, le PS concentre son effort sur la simplification des dépôts d'épargne. Et avec succès puisque c'est le PS qui avait déjà obtenu que les primes soient calculées à partir du jour bancaire ouvrable suivant le versement.

En cette période plus qu’inquiétante de crise financière, le PS rappelle qu’il est primordial de renforcer la confiance de la population. L'instauration d'une prime de confiance devrait améliorer la transparence des produits bancaires et donc offrir une meilleure compréhension des dépôts d'épargne pour les épargnants.

Joëlle Kapompolé et le PS se réjouissent donc que le ministre accepte enfin de soutenir ce projet, de concrétiser ses promesses et de les rejoindre dans ce combat pour davantage de transparence dans le secteur bancaire et la protection du consommateur.

mardi 14 octobre 2008

Budget 2009 : un effort réel pour soutenir le pouvoir d’achat


Elio DI RUPO, Président du PS, considère qu’il était indispensable d’éviter une crise politique alors que le pays connaît une crise économique et sociale profonde due à l’attitude inacceptable du monde de la finance. Les circonstances graves que nous vivons requièrent un Gouvernement fédéral qui peut agir sans désemparer.

C’est avec ce souci majeur de permettre au pays d’être gouverné et de prendre des mesures sociales en faveur des personnes qui en ont besoin, que les socialistes ont contribué à l’élaboration du budget.

Au-delà de la crise financière que nous subissons de plein fouet, c’est également une véritable crise sociale qui plonge la majorité des citoyens dans des difficultés énormes.

Aussi, malgré les marges limitées et la conjoncture économique difficile, les Ministres socialistes se sont battus – parfois seuls – et ont obtenu les premières mesures sociales et concrètes pour soutenir le pouvoir d’achat et répondre aux préoccupations réelles des citoyens.

Les mesures décidées dans le cadre du budget s’inscrivent dans la réforme sociale voulue par le PS et permettront d’apporter une première amélioration de la qualité de vie des citoyens.

Parmi les mesures les plus importantes, le PS a obtenu les augmentations du budget des soins de santé souhaitées, ce qui va notamment permettre le développement de programmes de lutte contre le cancer et de soutien aux malades chroniques.

Elio DI RUPO l’a répété à plusieurs reprises : la priorité est de faire en sorte que le Gouvernement puisse travailler et répondre à la crise sociale dont souffrent la grande majorité des Belges depuis plusieurs mois.

Aujourd’hui, le Président du PS constate que le Gouvernement réalise une partie significative de la réforme sociale proposée par le PS, c'est-à-dire une réforme qui réponde concrètement à des besoins importants des citoyens :
- Les gens qui travaillent verront ainsi leur salaire net augmenter, grâce à l’indexation des barèmes fiscaux et à l’augmentation des frais forfaitaires déductibles ;
- Les pensionnés verront leur pension augmenter le 1er juin (au lieu du 1er septembre) : de 3% pour les plus petites pensions, de 2% pour les pensions les plus anciennes et de 1,5% pour toutes les autres. Concrètement, cela signifie que plus aucun pensionné (isolé, avec carrière complète de travailleur salarié) ne gagnera moins de 1000 euros en 2009 comme le PS s’y était engagé. Une augmentation forfaitaire de 20 euros sera également octroyée aux petites pensions des indépendants au 1er mai ;
- Un effort sera également accompli pour aider les personnes qui vivent dans la précarité, avec une revalorisation de 2% des allocations sociales les plus basses dès le 1er juin (au lieu du 1er septembre);
- Pour aider les citoyens à se chauffer cet hiver, plus de personnes pourront bénéficier d’une réduction sur leur facture de chauffage, puisque toutes les personnes qui ont des revenus allant jusque 26.000 euros imposables par an (au lieu de 23.000 aujourd’hui) bénéficieront d’une réduction de 105 euros sur leur facture de chauffage, que ce soit au mazout, au gaz ou à l’électricité. Cette mesure s’ajoute bien entendu aux réductions qui existent déjà dans le cadre du Fonds mazout ou du tarif social gaz- électricité ;
- Près de 400 millions seront consacrés aux soins de santé, dont 160 millions pour le Plan cancer et 40 millions pour aider les personnes qui souffrent d’une maladie chronique (sclérose en plaque, diabète, alzheimer, …). Grâce au solde restant, des initiatives nouvelles seront également prises pour améliorer l’accès aux soins. Ainsi, par exemple, les jeunes bénéficieront de soins dentaires gratuits jusqu’à l’âge de 18 ans et les jeunes filles pourront se faire vacciner gratuitement contre le cancer du col de l’utérus dès 12 ans et jusque de 18 ans.
- Le maintien de la Politique des Grandes Villes, qui améliore les conditions d’existence des habitants dans de très nombreuses villes et communes belges.

Elio Di Rupo est également satisfait de la mesure permettant de doubler l’exonération fiscale de l’intervention de l’employeur dans les frais de déplacements. En effet, si le PS veut privilégier avant tout les transports en commun, il estime néanmoins qu’il faut aider davantage les personnes qui travaillent et qui sont obligées d’utiliser leur véhicule (travail de nuit, accès difficile aux transports publics, etc.).

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En ce qui concerne le dossier de l’immigration, le PS continuera à se battre pour que les personnes qui sont sans-papiers, qui vivent depuis longtemps dans notre pays et qui y sont bien intégrées, ont des enfants à l’école, etc. sortent de la clandestinité. C’est ce que prévoit l’accord de Gouvernement et les socialistes entendent le faire respecter.

Le PS refuse de céder au troc indécent qui consisterait à obtenir une solution pour les sans-papiers, en échange d’une régression en matière d’emploi. Ce sont des êtres humains et de véritables drames sociaux qui se jouent. Il est hors de question, pour les socialistes, d’accepter un accord bancal sous prétexte que certains partenaires de Gouvernement ne respectent pas leurs engagements.